Les premiers mois après l’arrivée d’un nouveau bébé sont souvent tout sauf organisés. Entre les nuits écourtées et la montagne de lavage qui ne rétrécit jamais, il est difficile de prioriser la paperasse concernant votre pension alors que vous apprenez à maintenir un petit être en vie.
Mais il faut savoir qu’en ayant pris un congé parental ou de maternité en tant que membres des Forces armées canadiennes (FAC), vous pouvez prendre une décision financière décisive : le rachat de pension. Plus tôt vous comprendrez le concept, meilleure pourrait être votre retraite.
Mais qu’est-ce qu’un rachat de pension, exactement?
Lors d’un congé parental ou de maternité, les cotisations à la pension des FAC peuvent être réduites, ou même entièrement suspendues. Cette période sans cotisations crée un écart dans votre service ouvrant droit à pension, qui est calculée, en partie, selon le total des années de service.
En rachetant le service ouvrant droit à pension pour la période sans cotisations, c’est comme si vous n’aviez jamais arrêté de contribuer. Le résultat? Une rente plus élevée lorsque vous prendrez votre retraite.
Ça peut sembler anodin, mais, sur toute une carrière militaire, quelques mois de plus de service ouvrant droit à pension peuvent vraiment peser dans la balance à la retraite. Ce n’est pas rien.
La décision n’est pas nécessairement évidente
Il ne s’agit pas de la meilleure option pour tout le monde. Le coût varie selon des facteurs comme votre salaire et la durée de votre congé.
Et il faut le dire : comme nouveau parent, les dépenses s’accumulent déjà de tous côtés. Les services de garde sont dispendieux. Vous pourriez être en train de vous installer dans un nouveau logement, ou de réaliser que vous devez maintenant augmenter votre assurance vie. L’idée d’ajouter une dépense importante à tout ça peut sembler lourde.
La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez faire votre rachat progressivement. Les paiements peuvent être répartis dans le temps par retenues salariales, ou versés en une cotisation forfaitaire (par exemple à partir d’un régime enregistré d’épargne-retraite [REER] ou d’un autre régime de retraite), selon ce qui vous convient le mieux. Bien comprendre les options rend la décision nettement moins intimidante.
Trois questions à se poser
Avant de prendre une décision, il peut être utile de bien peser le pour et le contre. Commencez ici :
- Combien le rachat me coûterait-il réellement?
- De combien ma rente augmenterait-elle à la retraite?
- Comment cela cadre-t-il avec nos besoins financiers en ce moment?
Il n’y a pas qu’une bonne réponse. L’objectif n’est pas de viser la perfection, mais de prendre une décision éclairée avec laquelle on se sent à l’aise.
Cela dit, mieux vaut ne pas trop tarder, car plus on attend, plus le rachat risque de coûter cher. Et c’est parce que le montant du rachat est généralement calculé en fonction du salaire actuel, qui a tendance à croître avec le temps. Vous y prendre plus tôt, quand votre salaire est plus bas, peut être à votre avantage.
De l’aide pour comprendre les chiffres
La Financière SISIP peut vous aider à évaluer si un rachat s’inscrit bien dans l’ensemble de votre situation financière et à le mettre en perspective avec vos autres priorités. Pour estimer les coûts, utilisez le calculateur de rachat de service, sur le portail Ma Pension FAC. Si vous n’y avez pas accès, ou si vous avez besoin d’aide, communiquez avec le Centre des pensions des Forces armées canadiennes.
La réalité de chaque famille des FAC est différente. Le stade de carrière, les projets familiaux, les affectations et les priorités financières entrent tous en ligne de compte. Les premiers mois de la vie parentale peuvent être chaotiques, mais cette décision n’a pas à l’être.