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Les Forces Armées Canadiennes et le monde de vie Militaire

Le père et son fils

Les Forces armées canadiennes

Une carrière dans les FAC est un engagement à protéger et à servir le Canada. Le personnel militaire fait preuve d’abnégation en acceptant de protéger les intérêts et la vie des Canadiennes et Canadiens au pays et à l’étranger.

Travail conjoint du ministère de la Défense nationale et des FAC.

Même si le ministère de la Défense nationale (MDN) est une entité distincte des FAC, il s’y associe pour concrétiser la structure de sécurité nationale du Canada et remplir la mission du gouvernement du Canada. Le mandat des FAC est de protéger et de servir le pays, et le MDN, de soutenir leurs activités à titre de partenaire. Le MDN et les FAC ont pour objectif fondamental de protéger le Canada et ses intérêts, tout en contribuant à assurer la paix et la sécurité dans le monde et à faire respecter les valeurs communes des Canadiennes et Canadiens.

La ou le ministre de la Défense nationale est responsable de l’encadrement général du MDN et des FAC, et de toutes les questions de défense nationale. Plus précisément, cette personne est tenue d’élaborer et d’énoncer la Politique de défense du Canada.

Une profession unique en son genre

Les FAC se composent de quatre groupes, dont trois éléments opérationnels (marine, force terrestre et force aérienne) :

  • La Marine royale canadienne
    La Marine royale canadienne (MRC) commande des missions au pays et à l’étranger et y prend part. Ces missions prennent différentes formes : combats, aide humanitaire et en cas de catastrophe, opérations de recherche et sauvetage, et soutien aux autorités civiles et d’application de la loi en lien avec la lutte contre le terrorisme et la drogue. Elle offre de nombreuses professions, comme technicienne ou technicien de marine, communicatrice navale ou communicateur naval et officière ou officier d’équipement d’informations de combat de la marine.
  • L’Armée canadienne
    L’Armée canadienne, la force terrestre des FAC, est le plus imposant des trois éléments opérationnels. Elle se compose de soldates et soldats à temps plein de la Force régulière, de réservistes à temps partiel et de Rangers canadiens qui embrassent plus de 30 métiers, comme opératrice ou opérateur des transmissions, technicienne ou technicien des transmissions, canonnière ou canonnier et technicienne ou technicien de véhicule.
  • L’Aviation royale canadienne
    L’Aviation royale canadienne (ARC) est responsable de la majeure partie des opérations aériennes des FAC. Son mandat consiste à s’occuper de la défense aérienne, des patrouilles maritimes, d’opérations de recherche et de sauvetage, de la mobilité aérienne, d’opérations aériennes de maintien en puissance et du contrôle aérospatial. L’ARC offre différentes professions, comme opératrice ou opérateur – contrôle aérospatial, technicienne ou technicien de systèmes d'information et de télécommunications aérospatiales, technicienne ou technicien en systèmes avioniques et officière ou officier du contrôle aérospatial.
  • Commandement – Forces d’opérations spéciales du Canada
    Les FAC disposent d’un Commandement – Forces d’opérations spéciales du Canada (COMFOSCAN) agile et à disponibilité opérationnelle élevée qui est formé de membres du personnel et de ressources des trois éléments opérationnels. Habilité à intervenir dans les conflits au pays et à l’étranger, le COMFOSCAN offre différents métiers, comme combattante ou combattant de la force d'intervention spéciale, capitaine d’armes des opérations spéciales, opératrice ou opérateur – chimique, biologique, radiologique et nucléaire et membre d’équipage des opérations spéciales d’aviation.

Forces régulière et de réserve

Les membres des FAC font partie soit de la Force régulière, soit de la Force de réserve. Les personnes rattachées à la Force régulière, qui travaillent à temps plein dans l’armée, peuvent faire l’objet de réinstallations et recevoir l’ordre, à tout moment, de participer à un nombre illimité de déploiements opérationnels au long de leur carrière. Les réservistes, quant à eux, sont des membres des FAC qui ont volontairement choisi de consacrer une partie de leur temps au service militaire.

  • Force régulière

    La Force régulière sert à protéger la souveraineté canadienne selon les ordres du gouvernement du Canada, à défendre l’Amérique du Nord en collaboration avec les États-Unis et à concourir à la paix et à la sécurité dans le monde. Les membres de la Force régulière sont toujours prêts à intervenir en cas de crise ou de menace au pays ou à l’étranger.

    À titre d’employées ou employés à temps plein, ces militaires reçoivent un salaire compétitif, de l’aide continue pour faire progresser leur carrière ainsi que des avantages sociaux, comme des soins de santé et dentaires, de l’éducation et de la formation, des congés et un régime de retraite. Divers services et programmes de soutien sont également offerts à leurs familles.

  • Force de réserve

    La Force de réserve appuie la Force régulière au pays et à l’étranger, grossit ses rangs et assure sa pérennité. Certains réservistes travaillent à temps plein, et d’autres, à temps partiel, soit quelques soirs par semaine ou la fin de semaine. En cas de menace ou de crise, les réservistes peuvent être appelés à servir le pays à temps plein dans le cadre d’une mission au Canada ou à l’étranger. La participation à la mission est volontaire, sauf exigence du gouvernement fédéral.

    Les réservistes occupent des emplois semblables à ceux des membres de la Force régulière et reçoivent une formation équivalente à leurs homologues, ce qui les rend interchangeables. Les membres de la Force de réserve et de la Force régulière évoluent tous au sein des trois éléments opérationnels et ont la même structure de grades.

Grades militaires

  • Grades
    Grades Marine royale canadienne Armée canadienne / Aviation royale canadienne / Commandement – Forces d’opérations spéciales du Canada
    Généraux et amiraux Amiral (am) Général (gén)
    Vice-amiral (vam) Lieutenant-général (lgén)
    Contre-amiral (cam) Major-général (mgén)
    Commodore (cmdre) Brigadier-général (bgén)
    Officiers supérieurs Capitaine de vaisseau (capv) Colonel (col)
    Capitaine de frégate (capf) Lieutenant-colonel (lcol)
    Capitaine de corvette (capc) Major (maj)
    Officiers subalterns Lieutenant de vaisseau (ltv) Capitaine (capt)
    Enseigne de vaisseau de 1re classe (ens 1) Lieutenant (lt)
    Enseigne de vaisseau de 2e classe (ens 2) Sous-lieutenant (slt)
    Officiers subordonnés Aspirant de marine (aspm) Élève-officier (élof)

    Officiers des équipages de la flotte, officiers mariniers et sous-officiers supérieurs

    Premier maître de 1re classe (pm 1) Adjudant-chef (adjuc)
    Premier maître de 2e classe (pm 2) Adjudant-maître (adjum)
    Maître de 1re classe (m 1) Adjudant (adj)
    Maître de 2e classe (m 2) Sergent (sgt)
    Militaires du rang subalternes Matelot-chef (matc) Caporal-chef (cplc)
    Matelot de 1re classe (mat 1) Caporal (cpl)
    Matelot de 2e classe (mat 2) Soldat (formé) (sdt(F)) / aviateur (formé) (avr (formé))
    Matelot de 3e classe (mat 3)

    Matelot de 3e classe (mat 3)    Soldat (confirmé) (sdt(C)) / aviateur (confirmé) (avr (C))

Bases et unités de soutien des FAC au Canada

  • Marine royale canadienne
    • Base des Forces canadiennes Esquimalt (Colombie-Britannique)
    • Base des Forces canadiennes Halifax (Nouvelle-Écosse)
  • Armée canadienne
    • Base de soutien de la 2e Division du Canada Valcartier (Québec)
    • Base de soutien de la 3e Division du Canada Edmonton (Alberta)
    • Base de soutien de la 4e Division du Canada Petawawa (Ontario)
    • Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown (Nouveau-Brunswick)
    • Base des Forces canadiennes Kingston (Ontario)
    • Base des Forces canadiennes Shilo (Manitoba)
    • Base des Forces canadiennes Suffield (Alberta)
  • Aviation royale canadienne
    • Base des Forces canadiennes Bagotville (Québec)
    • Base des Forces canadiennes Cold Lake (Alberta)
    • Base des Forces canadiennes Comox (Colombie-Britannique)
    • Base des Forces canadiennes Gander (Terre-Neuve-et-Labrador)
    • Base des Forces canadiennes Goose Bay (Terre-Neuve-et-Labrador)
    • Base des Forces canadiennes Greenwood (Nouvelle-Écosse)
    • Base des Forces canadiennes Moose Jaw (Saskatchewan)
    • Base des Forces canadiennes North Bay (Ontario)
    • Base des Forces canadiennes Trenton (Ontario)
    • Base des Forces canadiennes Winnipeg (Manitoba)
    • Station des Forces canadiennes Alert (Nunavut)

Une carrière dans les FAC

Profession des armes, les FAC exigent que ses membres acceptent une responsabilité illimitée et reçoivent une formation continue pour acquérir et peaufiner des compétences en combat et en soutien au combat. Tous les membres du personnel militaire commencent par suivre la formation de base, puis progressent dans leur carrière par la pratique et l’expérience et au fil d’études et de formations.

  • Formation

    L’entraînement militaire prépare les membres des FAC à la profession des armes pour qu’ils puissent répondre aux exigences et relever les défis que posent les opérations militaires. Les FAC fournissent des formations approfondies permettant au personnel militaire d’acquérir et de perfectionner les connaissances, compétences et aptitudes dont il a besoin pour composer avec les exigences et difficultés associées aux opérations des FAC et faire son travail efficacement.

    La formation de base, aussi appelée qualification militaire de base, constitue la première exposition des recrues à l’entraînement militaire. Elle fournit des connaissances communes à l’ensemble des éléments opérationnels et des métiers, en mettant l’accent sur l’état de préparation physique et mental et les valeurs militaires fondamentales. Une fois la formation de base réussie, la ou le militaire fréquente une école de métier pour suivre le programme associé à sa future carrière, après quoi la personne est affectée à son unité d'appartenance.
    Les membres des FAC ont accès à divers programmes d’études payées, comme le Programme d’instruction et d’études subventionnées à l’intention des militaires du rang, le Programme de formation des officiers – Force régulière, le Programme d’initiation au leadership à l’intention des Autochtones et des programmes spécialisés. Les militaires continuent de se former, d’apprendre et d’évoluer tout au long de leur carrière.

  • Gestion des carrières militaires

    Les membres de la Force régulière se font affecter une ou un gestionnaire de carrières, qui les accompagne tout au long de leur carrière. Cette personne joue un rôle fondamental en aidant les militaires à progresser sur le plan professionnel et à monter en grade. Les gestionnaires de carrières orientent les militaires et assurent la coordination avec eux, leur chaîne de commandement, la ou le spécialiste de leur métier et les planificatrices et planificateurs de la relève pour gérer leur carrière tout en répondant aux besoins des FAC.

    Voici quelques-unes des responsabilités de ces gestionnaires :

    • Promotions;
    • Affectations;
    • Sélection du programme professionnel et nominations pour l’obtention de titres de compétence en leadership;
    • Dossiers de dotation pour des mesures administratives;
    • Gestion du coût des déménagements;
    • Entrevues annuelles avec les officiers et militaires du rang;
    • Préparation de dossiers pour les comités de sélection;
    • Adoption de mesures liées à la carrière pour des révisions administratives.
  • Durée de service
    • Service initial dans la Force régulière

    Le service militaire initial (durée du contrat d’emploi) varie en fonction du métier, mais est habituellement de trois à cinq ans. Si une personne s’enrôle en suivant un programme d’études payées, le service dure plus longtemps. Après le service militaire initial, la ou le militaire peut décider de s’enrôler de nouveau pour une courte période (habituellement de 3 à 5 ans), de conclure un contrat à vie (25 ans) ou de devenir réserviste.

    • Service dans la Force de réserve 

    C’est la ou le militaire qui détermine le temps passé dans la Force de réserve, car le service comme réserviste est volontaire.

  • Réinstallations et affectations

    Une fois la formation initiale terminée, la ou le militaire se fait affecter selon ses compétences et les besoins des FAC quant aux métiers. Même si l’on essaie d’affecter la ou le militaire à son lieu de préférence, au bout du compte, l’affectation dépend de l’endroit où l’on a besoin de ses compétences.

    Les affectations peuvent changer pour différentes raisons : promotions, occasions de formation, dotation de postes hautement prioritaires, diversification des compétences, acquisition d’expérience, etc. Les membres de la Force régulière peuvent s’attendre à se faire réaffecter au Canada ou à l’étranger tous les trois à cinq ans. La durée d’une affectation varie en fonction du métier et de l’emplacement de la ou du militaire, ainsi que des besoins opérationnels des FAC. Soulignons qu’il n’est pas toujours nécessaire de déménager en cas de réaffectation.

    Les militaires peuvent demander de se faire affecter à un lieu précis pour des motifs de compassion, par exemple pour que la famille puisse se trouver plus près d’un proche malade, pour avoir un meilleur accès à des services médicaux ou spécialisés, pour satisfaire des besoins particuliers en matière d’éduction ou dans d’autres situations où il est question du bien-être et de la stabilité de la famille. Cela dit, rien ne garantit que la demande sera approuvée.

  • Restriction imposée

    Normalement, les membres des FAC sont affectés à de nouveaux endroits avec leurs familles. Cependant, il arrive dans certains cas que la famille ne soit pas en mesure de se réinstaller en même temps, ou ne puisse pas déménager. En pareil cas, la ou le militaire peut demander une restriction imposée (RI), qui l’autorise à servir le pays sans se faire accompagner de sa famille, qui reste où elle se trouve.

    Une RI est une mesure à court terme servant à équilibrer les exigences liées au service militaire avec la situation personnelle ou familiale. L’approbation n’est pas automatique; elle est accordée au cas par cas conformément à l’Instruction du personnel militaire des Forces armées canadiennes 01/17 – Statut de restriction imposée.

  • Libération et retraite

    Une ou un membre des FAC est libéré lorsqu’elle ou il quitte ses fonctions avant la fin de son service militaire. Différents  motifs peuvent justifier une libération : problèmes de santé, demande volontaire,  inconduite, service non satisfaisant, etc.

    Une ou un membre des FAC peut prendre sa retraite à 60 ans lorsqu’il compte au moins 2 années de service ouvrant droit à pension à son actif, ou à 55 ans s’il cumule 30 années de service ouvrant droit à pension.

Conciliation vie militaire et famille

Depuis plus de 60 ans, les FAC soutiennent les familles, guidées par l’engagement des FAC à l’endroit des familles, engagement qui, à la fois, reconnaît la complexité des liens entre des familles saines et des militaires efficaces, et souligne l’obligation morale des FAC à l’égard des personnes épaulant celles et ceux qui portent l’uniforme. Le dévouement de la famille à la vie dans les FAC nécessite des sacrifices, une capacité d’adaptation, une débrouillardise et une résilience extraordinaires. Souvent, c’est la communauté non officielle des FAC et ses membres qui assurent le dévouement et soutien implicites et indéfectibles dont les familles ont besoin pour rester fortes.

  • The Element of Risk

    Les membres des FAC sont exposés à de grands risques de préjudices personnels : c’est une réalité du service militaire, car ils doivent continuellement suivre des formations et participer à des opérations de combat.

    Les membres des FAC qui sont déployés pour des missions opérationnelles sont pleinement conscients des risques (maladies, blessures permanentes, voire le décès).

    Il n’y a pas que les missions comme celles en Afghanistan qui sont risquées. Pour se préparer aux combats, les militaires doivent par exemple suivre un entraînement intensif complet avec des systèmes d’armement létaux, des munitions réelles et de la machinerie puissante dans toutes sortes d’environnements, de conditions et de mises en situation. Ce type d’entraînement n’est pas sans danger et, à l’occasion, un décès ou des blessures graves peuvent survenir malgré toutes les précautions et les mesures de sécurité.

  • Absences

    Le mode de vie militaire exige que la personne militaire soit prête à être déployée, à participer à des entraînements au pays et à l’étranger et à s’absenter pour remplir d’autres obligations. Ces absences, potentiellement fréquentes, peuvent durer plusieurs jours, semaines ou mois selon le cas.

    Comme le mode de vie militaire est en grande partie caractérisé par des absences fréquentes, des problèmes familiaux risquent de survenir. Une séparation de la ou du militaire avec sa ou son partenaire, sa conjointe ou son conjoint ou ses enfants peut engendrer une situation difficile pour toutes les personnes concernées.

  • Effets des réinstallations et des affectations sur les familles des militaires
    Les déménagements fréquents peuvent être difficiles pour les familles, tandis que les partenaires tentent de rebâtir leur réseau de services communautaires, pour eux-mêmes et les enfants, à chaque réaffectation. La nécessité de gérer différents facteurs – emploi de la ou du partenaire, éducation des enfants, services de garde d’enfants, logement et soins de santé – peut être stressante et nuire au bien-être de la famille.
  • Création d’une communauté
    Même si des logements sont offerts aux militaires à 27 endroits partout au pays, environ 85 % des familles de militaires n’habitent pas sur une base. Les familles doivent donc composer avec une kyrielle de réalités lorsqu’elles tâchent de s’intégrer dans de nouvelles communautés à quelques années d’intervalle. Dans certains cas, cela peut causer un désengagement d’avec la communauté militaire, une méconnaissance des services et programmes offerts et un sentiment d’isolement.

Soutien aux familles des militaires

Services de bien-être et moral des Forces canadiennes Travaillant au nom du chef d’état-major de la défense et sous l’autorité de la ou du ministre de la Défense nationale, les Services de bien-être et moral des Forces canadiennes (SBMFC) sont un partenaire dans le travail de défense présent au Canada, aux États-Unis et en Europe. La mission fondamentale des SBMFC consiste à créer et à fournir des programmes et services qui améliorent le bien-être mental, social, familial, physique et financier des membres des FAC, des vétéranes et vétérans et de leurs familles.