Lâcher prise et accepter
Par Andrea Liss
Vous êtes à la recherche de certains conseil pour votre couple? Peut-être avez-vous des questions sur l'éducation des enfants? Demandez à Andrea! Notre travailleuse sociale, Andrea Liss, choisira une question par mois et y répondra dans notre bulletin de la mi-mois. Vous pouvez nous soumettre vos questions de manière anonyme à l'adresse https://forms.office.com/r/F3rxQKvTdQ.
Je crois que j’ai eu un début d’année un peu lent cette année. Même si je n’écris plus 2025 dans mes lettres et cartes de souhaits, je n’ai pas encore vraiment l’impression d’être entrée dans 2026. Mais surtout, je n’ai pas vraiment pris de résolution de développement personnel, et pour une raison quelconque, cette année, je m’en sens un peu fautive. Quelques idées de développement personnel me viennent à l’esprit, sans qu’aucune ne s’impose réellement. Pas encore, du moins! En supposant que je ne sois pas la seule dans cette situation, j’ai pensé partager quelques réflexions tirées d’une conférence du Nouvel An à laquelle j’ai participé.
En janvier 2026, j’ai assisté à un atelier de méditation de deux heures intitulé « Trois questions pour une nouvelle année ». Voici ces questions, ainsi que quelques pistes de réflexion. Si ce que vous lisez vous parle, n’hésitez pas à me contacter. Comme toujours, mon courriel est [email protected]
Commençons. Voici les Trois questions pour une nouvelle année :
- Qu’est-ce que je veux laisser aller? / De quoi ai-je envie de me libérer?
- Qu’ai-je envie de cultiver en moi?
- Qu’ai-je envie d’accepter?
Voici maintenant quelques réflexions concernant la question n°1 — l’idée de laisser aller, voire de lâcher prise. Aucune de ces idées ne vient de moi; ce sont des enseignements que j’ai reçus. J’espère que vous les trouverez utiles.
À quoi ressemble le lâcher-prise et comment le ressent-on?
Lâcher-prise, c’est l’action consciente et volontaire que nous posons pour nous aider à cesser de nous accrocher à quelque chose qui nous trouble. Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles nous nous accrochons à certaines idées. Nous connaissons tous cette tendance de l’esprit à rejouer encore et encore les interactions ou les événements douloureux de notre vie. On finit par se rendre fous et les autres se fatiguent aussi de nous entendre.
Souvent, c’est en discutant avec nos proches que nous prenons conscience que nous nous accrochons à quelque chose. Ceux qui nous connaissent le mieux peuvent nous le signaler en nous disant qu’il est temps de laisser aller et de passer à autre chose. Ils ont entendu notre rumination un peu trop longtemps et essaient de nous aider à sortir de cette boucle. La rumination est souvent le signe qu’il est temps d’apprendre à lâcher-prise.
S’accrocher à des erreurs commises, des regrets ou des gestes maladroits — qu’ils viennent des autres ou de nous-mêmes — est une tentative mal orientée de réduire notre souffrance. Nous croyons qu’en rejouant ce qui nous a blessés, cela pourra nous aider d’une façon ou d’une autre. Nous pouvons même fantasmer sur des scénarios alternatifs à celui qui s’est réellement produit. Se concentrer sur les blessures et les déceptions mène à des pensées telles que : « Si seulement j’avais agi autrement. J’aurais voulu que cela ne se passe pas ainsi. Si seulement mon adversaire ne m’avait pas surpassée. »
Ce à quoi nous nous accrochons mentalement nous fait souffrir parce que le résultat ne peut pas être changé. Malheureusement, le ressasser ne fait que créer davantage d’amertume, voire d’insatisfaction. S’accrocher et s’agripper sont généralement vus comme les sources de la souffrance mentale. L’esprit peut se montrer avide de réponses, de certitude et de clarté.
S’accrocher et s’agripper sont l’opposé du lâcher‑prise. Lâcher prise n’est pas agréable — mais cela semble sage, ou mature. Repasser des résultats que nous n’avons pas voulus est simplement l’habitude mentale d’avoir du mal à accepter la réalité telle qu’elle est. La célèbre chanson de John Lennon prend alors tout son sens : « Let it be ».
Comment lâcher-prise?
Le lâcher-prise consiste à se dire fermement et simplement : « J’ai fait ce que j’ai pu, ce qui est fait est fait. Je dois ramener mon esprit à l’ici et maintenant. » La sagesse peut être difficile à appliquer. Ce type de fermeté intérieure, envers soi-même, est ardu et requiert de la pratique.
Heureusement, chaque journée offre de nombreuses occasions de cultiver notre capacité à lâcher-prise : manquer l’autobus, une crise de colère d’un enfant, l’impatience, l’envie de corriger quelqu’un… Les occasions de s’exercer par de petites mises en pratique sont multiples. On peut s’améliorer en prenant conscience que les mêmes habiletés sont nécessaires pour lâcher-prise même face à nos plus grandes souffrances.
Ne pas faire de lâcher-prise, c’est chercher à éviter la réalité. Pourtant, accepter la réalité telle qu’elle est, même lorsqu’elle est douloureuse, c’est ce qui nous ancre. Ce n’est que lorsque nous sommes solidement ancrés dans le réel que notre esprit est prêt à grandir.
Grandir, c’est la récompense qui découle de l’apprentissage du lâcher‑prise.
Il n’est pas trop tard pour les résolutions du Nouvel An!
Oui, oui, je sais, nous sommes déjà en mars… mais je vous invite à réfléchir aux Trois questions pour une nouvelle année. Peut-être y a-t-il quelque chose dont vous avez besoin de vous libérer, ou une compétence ou un talent que vous souhaitez cultiver, ou encore quelque chose que vous devez apprendre à accepter.
Quoi qu’il en soit, il n’est pas trop tard — il n’est jamais trop tard pour une résolution du Nouvel An.
Andrea est titulaire d’une maîtrise en travail social et est inscrite à titre de travailleuse sociale autorisée (Ontario). Elle compte plus de 20 ans d’expérience. Elle est la travailleuse sociale HORSCAN – Reste du monde des SBMFC et accompagne les familles des FAC qui vivent une expérience à l’étranger. Si vous êtes membre d’une famille des FAC et souhaitez échanger individuellement avec Andrea ou vous joindre au groupe de soutien des personnes conjointes HORSCAN qu’elle anime, vous pouvez la joindre par courriel à : [email protected].
Un soutien est également offert dans votre région HORSCAN. Si vous ou votre famille souhaitez parler avec une travailleuse sociale ou un travailleur social durant votre affectation HORSCAN, nous vous invitons à communiquer avec la personne responsable dans votre région des SBMFC :
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À l’échelle mondiale / Reste du monde : Andrea Liss — [email protected]
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